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Les 45 à 50 cm de ouate de cellulose sont insufflés et voici le résultat...
Pour la mise en oeuvre:
- 80 sacs de 10 kg de ouate de cellulose
- une journée de location d'une machine à insuffler
- 2 bras au chargement de la machine
- 2 bras à l'insufflage au grenier
-3 heures pour isoler les 45 m2 de grenier.
Un plancher a été posé sur 1/3 de la surface afin de ménager une zone pour installer la future VMC.
Le tassement serait d'environ 10 %, donc nous avons de la marge avec un R de 9 !
Il ne reste plus qu'à laisser la poussière retomber et attendre le froid de l'hiver pour tester l'efficacité ... La neige devrait rester sur notre toit désormais!
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Nous avons choisi d'isoler les combles avec de la ouate de cellulose insufflée à la machine. Nous l'avons choisi pour son coût, sa bonne capacité de régulation de l'humidité, ses excellentes qualités d'isolation et bien sûr son aspect écologique... puisqu'il s'agit de vieux papiers recyclés en isolant !
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La trappe d'accès aux combles, isolée elle aussi ,est placée au milieu d'un caisson afin de maintenir l'isolant sur le plancher.
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En prévision de l'installation future d'une VMC double flux, les gaines sont passées sur le sol, les grilles de la VMC sont désormais installées dans les différentes pièces de la maison. Il ne restera qu'à brancher les gaines sur la VMC le moment venu...
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Autour du conduit de cheminée, il nous a fallu ménager une zone d'écart au feu de 30 cm qui ne soit pas en contact avec l'isolant du grenier. Nous avons donc choisi de mettre 40 cm de billes d'argile dans un coffre en bois écarté de 30 cm du conduit.
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Le pare- pluie a été agrafé puis scotché aux chevrons en laissant une lame d'air de 4 ou 5 cm.
Le frein- vapeur a été déroulé au sol et scotché.
L'électricité passe au dessus du frein- vapeur et les gaines seront noyées dans l'isolant.
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Voici le triangle côté face, on voit ici le pare- pluie.
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... côté face...
du côté des combles perdus... et par conséquent froids, voici l'envers du décor : le pare- pluie est visible ici.
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....côté pile....
Il nous fallait isoler aussi la cloison en triangle donnant sur les combles perdus froids.
Nous avons procédé de la façon suivante:
- parement en bois chauffé posé horizontalement
- frein vapeur
- 24 cm de laine de mouton
- pare - pluie
...le tout posé sur une ossature bois.
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Pour finir ce chantier isolation des rampants, nous avons choisi de poser des planches toutes largeurs en douglas non traité et bouvetées.
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Le frein- vapeur Proclima DB+ est agrafé puis scotché après les deux épaisseurs de laine de mouton, afin de parfaire l'étanchéité à l'air.
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Les rouleaux de laine de mouton sont déroulés entre les chevrons puis maintenus avec de la ficelle agrafée " en croix". Deux couches de 12 cm de laine de mouton sont installées de cette façon pour créer une isolation de 24 cm, soit un R de 6.
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Le pare- pluie Solitex PLus chez Proclima est agrafé puis scotché. Une lame d'air de 3 ou 4 cm est ménagée entre les volige supportant les lauzes et le pare - pluie.
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Le premier travail a été de mettre en place un double chevronnage, les chevrons de la charpente n'étant pas assez longs pour installer nos 24 cm d'isolant ainsi que les différents espaces nécessaires aux pare- pluie et frein vapeur.
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Nous revoilà sur le blog ( longtemps délaissé) pour quelques nouvelles du chantier... car nous n'avons pas chômé durant tout ce temps...
L'isolation de la toiture a été un des objectifs.
Nous avons choisi d'isoler une partie de l'étage sous les rampants , en laissant visible la ferme et les pannes de la charpente.
Nous avons choisi de poser de la laine de mouton pour ses qualités d'imputrescibilité, sa bonne capacité d'absorption de l'eau...
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Nous vous souhaitons ( avec un peu de retard ) une belle et heureuse année 2011 , avec plein de beaux projets.
Ce retard a une petite explication : nous avons ( enfin )emménagé dans notre maison , même si les travaux ne sont pas totalement finis( électricité, plomberie, isolation, salle de bain... des broutilles ! ). Nous sommes heureux de nous ( re ) "poser" dans notre maison après toutes ces 3 années de chantier !
Nous voulions terminer ce premier acte par l'extrait d'un article sur le "peuple des auto-constructeurs "...
"Voilà comment le même Village Magazine décrit les six familles d’auto-constructeurs - évidemment reliées par toutes sortes de passerelles :
Les bioclimaticiens ont comme objectif principal la réduction des dépenses énergétiques. Ils ne sont pas toujours sensibles aux matériaux écologiques, mais ont à cœur de bien implanter les maisons dans leur environnement, et en fonction du climat local.
Les concepteurs de maisons solaires sont des bioclimaticiens qui ont poussé un concept au maximum : apport de chauffage en solaire passif, chauffage de l’eau sanitaire, production d’électricité.
Les bioconstructeurs sont attachés avant tout à la santé. Tous les matériaux sont passés au crible, l’électricité sera installée pour éviter les champs électromagnétiques et ils feront appel à un géobiologue pour faire une étude du terrain.
Les débrouillards, spécialistes de la récupération et du sur-mesure, innovent en détournant de leur fonction les objets manufacturés.
Les naturels choisissent leurs matériaux au plus près de chez eux (bois, terre crue, paille...), et si possible sur le terrain même de leur future maison.
Les pro-HQE défendent le label institutionnel, construction écologique pilotée par les industriels de la construction conventionnelle.
Dans les faits, le véritable éco-constructeur essaie de prendre le meilleur de chacune des six familles, créant ainsi la famille complémentaire idéale. Un faisceau de démarches que relient un louable et rare souci d’autonomie et de responsabilité, mais aussi un désir de connaissance de soi. “ Construire pour se construire ” est l’un de leurs mots d’ordre - avec l’idée que, dans l’un et l’autre cas, l’opération demandera du temps, de la patience, le sens de l’observation et une solidarité avec les autres bâtisseurs : pour s’entraider et pour transmettre."
extrait d'un article : http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=598
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L'ossature bois des toilettes sèches prend forme...
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Les portes intérieures sont posées.Elles ont été fabriquées dans du bois chauffé ( voir le post sur le bardage de la salle de bain ) et d'après le modèle des portes retrouvées dans le carré mais qui étaient au final, vermoulues...
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Le tableau électrique est fixé au mur sur une ossature bois.
Prochaine étape : le câblage.
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Il manque juste le poteau rond de soutènement de la solive au niveau du chevèstre.
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Notre escalier est enfin posé : en mélèze, taillé par un artisan local, d'après nos idées...
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Outre le Tadelakt autour de la baignoire,la salle de bain reçoit un bardage en bois chauffé brossé. Il est posé horizontalement sur une ossature bois , avec une isolation en fibre de bois/ chanvre et un frein vapeur.
Pourquoi du bois ?
Parce que, vous l'aurez compris, on aime le bois...
...Mais aussi parce que le bois est un matériau à faible effusivité.
Un brin d'explication en reprenant les termes de Jean- Pierre Oliva :
" Les matériaux à faible effusivité ont la capacité de changer rapidement de température en présence d'une source de chaleur. En Europe du Nord, les salles de bains sont systématiquement revêtues de bois...".
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Nous avons choisi de faire un Tadelakt autour de la baignoire ( voir post ultérieur ). Pas très sûrs de nous pour cette technique particulière , nous préférons faire un revêtement en carrelage sur la hauteur d'un carreau...
Nous avons choisi des carreaux "gris ciment" en 30 x 60 cm.
Voici donc le résultat...
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Les travaux se poursuivent avec la plomberie dans la salle de bain pour alimenter la baignoire, la vasque et le chauffe eau.
Dans le cadre d'une installation électrique, la prise de terre est le passage obligé.
Mise en oeuvre :
Il existe deux solutions :
- planter un piquet de 1.5 m dans la terre
- enterrer un fil en cuivre nu de section 25 mm dans des fondations.
Nous avons pu mettre en oeuvre les deux techniques simultanément en plantant un piquet rigide ( vertical) raccordé au fil de cuivre 25 mm ( horizontal )noyé dans des fondations.
A noter : les dernière normes électriques imposent la présence d'un regard à la naissance du piquet .
Ce piquet sera raccordé au bornier de terre en amont du tableau électrique via un fil de section 16 mm.
La nature de la terre est capitale pour la qualité de la prise de terre ( résistivité qui doit être inférieure à 100 ohm dans le cas d'un disjoncteur d'abonné réglé à 500 mA.
Une terre argileuse est idéale pour atteindre cet objectif ... cela tombe bien puisque nous avons la "chance" d'avoir un terrain plus qu'argileux.
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Nous avons choisi d'installer des Toilettes à Litière Biomaîtrisée ( TLB ), plus communément connues sous le nom de toilettes sèches..
La première chose a été de créer son ossature à l'aide de tasseaux ( 35 x 65 mm) en douglas non traité.
Nous construisons une ossature sur 2 niveaux:
- un niveau qui accueille l'abattant
- un second niveau plus bas qui accueille le récipient destiné à contenir la sciure. La sciure et les copeaux seront stockés dans une ancienne lessiveuse chinée dans un vide - grenier cet été.
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Nous avions un problème : notre chambre dont nous cédons la moitié en guise de salle de jeux aux enfants se situe dans une partie de la maison avec la charpente apparente que nous n'avons pas le temps d'isoler pour y emménager.
En plus du froid , de la terre passe à travers les voliges sous l'emprise du vent...
Solution : créer un plafond tendu à l'aide d'anciens draps blancs bien épais chinés chez Emmaüs.
Le tour est joué : des rideaux en lin blancs accrochés à un câble tendu et une cloison apparaît pour séparer le joli bazar des enfants et la chambre des parents...
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Les cloisons sont TERMINEES... enfin suffisamment terminées pour pouvoir "penser" vivre dans la maison. Resteront à faire durant les mois prochains : les joints, le revêtement final ( peinture ou enduit).
Les gaines électriques sont passées dans les cloisons et ces dernières sont prêtes à accueillir les prises et interrupteurs.
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Nous avions des boisseaux qui dépassaient du faîtage... en guise de cheminée. La cheminée est (enfin) habillée de pierres et lauzes.Il ne reste plus qu'à poser le conduit définitif pour remettre en chauffe le poêle de masse.
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Les terres cuites ont reçu leur troisième et dernière couche . Il s'agit de la cire afin de leur donner protection ( encore ) et aspect plus mat.
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Les terres cuites ont été tout d'abord nettoyées à... l'huile de coude ( 4 bras sur 4 jours : marre...), à la brosse, la lame de rasoir...
Et l'on n'a malheureusement pas pu éviter l'utilisation de l'acide chlorhydrique. Cà me fait mal rien que de l'écrire... mais nous n'avons pas pu faire autrement: trop de taches de ciment... qui sont d'ailleurs toujours présentes ( mais tant pis : une fois meublé, on les oubliera ).
Nous avons ensuite passé deux couches d'huile dure: la première au spalter ( brosse plate ). La seconde au balai ( plus facile) et essuyée au chiffon.
Un conseil : faire attention aux éclaboussures que l'on a oubliées d'essuyer en fin de journée par un temps maussade et sans éclairage... Elles resteront là où elles auront séché...
Bref, voilà donc le résultat du chantier " huile dure" dans le séjour.
Reste à passer une dernière couche de cire pour donner un aspect mat aux terres cuites.
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Les planchers de notre chambre ont reçu 2 couches d'huile dure et une couche d'huile cire permettant d'obtenir un rendu plus "mat- satin", qui nous convient bien.
Un conseil : essuyer l'huile dure passée au spalter avec un chiffon de coton pour obtenir un aspect moins brillant et plus homogène.
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Voici notre abri de fortune nous permettant de découper les plaques de Fermacell à l'extérieur sans trop prendre l'eau...
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Les cloisons prennent forme et les pièces se dessinent peu à peu ...
Quelques qualificatifs pour ce chantier Fermacell :
- PATIENCE. Plusieurs tâches sont nécessaires pour aboutir à la cloison :
installation de l'ossature bois, agrafage des bandes résilientes,découpe, vissage ,collage des plaques, installation de l'isolant en ménageant des réservations pour le passage des cables électriques, passage des cables, rebelote avec les plaques pour fermer la cloison...
-PROTECTION. Impossible de découper les plaques à l'intérieur... trop de poussière... En conséquence, une galère par temps de pluie ( voir post suivant ) et la nécessité de cloisonner le chantier Fermacell qui ne fait pas bon ménage avec celui de l'huilage des terres cuites...
-PRECISION. Les plaques de Fermacell nécessitent une découpe juste et précise . Collées bord à bord,elles ne tolèrent pas des découpes " à la hâche".
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Les cloisons adossées aux murs extérieurs sont revêtues de frein vapeur.
zOOm SUR LE FREIN VAPEUR :
L'utilisation du frein vapeur hygrovariable permet de garantir la durabilité de l'isolation en évitant la surcharge d'humidité dans le bâti.
Le frein vapeur hygrovariable (ouvert à la diffusion de la vapeur d'eau) fonctionne selon le principe de la membrane régulée par les conditions climatiques : en hiver il protège contre l'humidité, en été sa structure moléculaire s'ouvre et permet un séchage sûr.
Il permet d'obtenir une construction respirante, donc plus saine.
Le frein vapeur est installé avec un recouvrement d'environ 15 cm sur les panneaux isolants , en l'agrafant sur l'ossature bois , en scotchant un joint entre les différents lés de frein vapeur.
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L'isolation dans l'ossature bois de nos cloisons est composée de panneaux de chanvre - bois.
zOOm SUR L' ISOLATION:
- Les panneaux semi rigides de fibres de chanvre- bois font 60 mm d'épaisseur.
Ils isolent du bruit, protègent de la chaleur et du froid. Pendant la journée, les panneaux accumulent la chaleur pour la restituer lentement la nuit à l’intérieur de l'habitation. Le cycle s’inverse selon le climat, et transmet de la fraîcheur en été.
- Il s'agit d'un isolant naturel, composé de fibres végétales, 100% recyclable, produit dans un département limitrophe au nôtre.
- Sa forte inertie confère ainsi d’importantes propriétés d’isolation acoustique. Les bruits sont atténués, confinés, voire absorbés. Grâce au bois, les panneaux absorbent jusqu’à 95% des bruits.
- Il ne se tasse pas, ne se dégrade pas.
Pour les cloisons adossées à la façade extérieure, nous avons complété ce dispositif avec des billes de liège en vrac.
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Nous avons choisi de poser des terres cuites au sol pour différentes raisons:
-il s'agit d'un matériau naturel
- il apporte de l'inertie à la maison, ce qui va de paire avec notre mode de chauffage
- les terres cuites laissent passer la vapeur d'eau.
En revanche, les terres cuites sont poreuses : il faut donc les nettoyer et les protéger ( voir les post qui suivront ).
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Nous avons choisi de faire nos cloisons en ossature bois, avec des plaques de Fermacell, un isolant en laine de bois/ chanvre.
zOOm SUR L'OSSATURE BOIS :
L'ossature bois est en douglas.
Les bois sont vissés verticalement et horizontalement de façon à créer des caissons de la taille des panneaux d'isolant.
L'ossature est posée sur une bande résiliente en fibre de bois afin de limiter la propagation des bruits d'impact dans les cloisons.
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Nos appuis de fenêtres intérieurs sont en éclats de lauzes ... Restait à jointer : c'est fait !
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En vue de faire le revêtement autour de la baignoire en tadelakt , il nous faut monter des murs en béton cellulaire pour obtenir une base saine, plane, hydrofuge...
Ici, la tablette et le mur Est sont terminés...
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Voici venu le temps de traiter les planchers à l'huile dure : un traitement qui sert à protéger des tâches le support poreux qu'est le bois. Ce traitement est composé ,entre autre, d'huile de lin.
Pour l'instant, deux couches ont été passées...
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La montée de grange devenant impraticable ( pierres, végétation, habitants venimeux... ) , il devenait urgent de la rendre accessible pour y monter facilement le matériel nécessaire aux travaux à venir...
...Ce qui fut fait lors d'un regain d'activité au niveau des extérieurs...
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Voici posé le plafond de l'étage, et par la même occasion... le plancher du grenier !
Le tout en "chablis" : bois abattu par les récentes tempêtes qui présente un veinage particulièrement marqué.
Le plafond a été cloué sur les poutres à raison de 4 à 6 clous par planche.
La seule galère a été de suivre le plus précisément possible les murs tordus de la maison...
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Avant la pose du plafond des chambres , il nous faut traiter les solives carrées du grenier à l'aide d'une lasure incolore à base de pyrèthre et de sel de bore.
Ceci leur a donné une légère couleur de miel...
A suivre : la pose du plancher du grenier, et donc du plafond des chambres : d'une pierre deux coups !
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Une vue de dessous , dans le séjour ...
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Voici donc notre chantier qui prend une allure de maison...
Les planchers sont posés : il s'agit de planches de douglas, de toutes largeurs pour un aspect rustique , clouées sur les solives rondes.
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Nous avons un espace non isolé de quelques dizaines de cm entre le mur extérieur et le mur qui donne sur l'intérieur dans lequel sont scellées les solives. Nous choisissons d'y mettre des billes de liège afin de compléter l'isolation.
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Avant la pose des planchers , nous avons traité nos solives à l'aide d'une lasure incolore à base de sels de bore et de pyrèthre.
Le chantier va bientôt se muer en "maison" !
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Une dernière photo d'un de nos fenestrous pour clôturer le chantier chaux / chanvre !
Voilà, le chantier chaux/ chanvre est bel et bien terminé... après 2 mois et demi ( week end ) de travaux à 3 personnes !
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Le mur Nord du ( futur ) séjour est FINI ! Trois passes on été nécessaires pour bien redresser le mur qui présentait un faux aplomb de 20 cm entre le haut et le bas... ainsi que de nombreuses vagues sur toute sa ( grande ) longueur ...
Bref, nous avons affiné notre technique d'amateur ... Et le secret est bien le nombre de passes !
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Voici les enduits terminés à l'étage! On a fait du "rab'" en enduisant un mur de plus par rapport à ce qui était prévu : Dans une chambre d'enfant...Le mur de refend a été enduit... Et on est bien content du résultat !
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Allez ... hop ! Voici la face Nord de l'étage... finie !
Finalement, nous avons laissé apparents les pieds droits de l'ancienne charpente... Nous serons heureux de les voir en montant notre futur escalier !
Nous avons effectué cet enduit en 2 passes, ce qui permet une meilleure planéité de nos murs ... au départ bien torturés !
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Zoom sur un " avant/ après" dans un coin du futur séjour : nous avons "camouflé" la gaine technique en béton cellulaire qui permet le passage des réseaux d'eau, d'aspiration centralisée... sous un enduit chaux/ chanvre.
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Le coin salon avec la délimitation avec les pierres apparentes. Le mur, au départ très tordu ( dans tous les sens), a été bien rattrapé par deux passes d'enduits: un gobetis faisant office de couche d'accrochage tout en rattrapant les trous , et la couche de finition plus lissée.
Au final, nous sommes heureux du résultat : le mur est lissé, l'aspect irrégulier de départ a été gommé autant que possible.
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Notre ( future ) cuisine : alliant chaux/ chanvre, pierres apparentes, bois... le tout avec des murs torturés, tordus à souhait !
La seule " galère " a été de gérer la différence d'épaisseur des murs: plus on monte, moins le mur est épais... et cela crée un "escalier" au milieu.
Sinon, l'application de l'enduit sur les briques monomur a été rendu difficile par le fait que l'enduit tire beaucoup plus rapidement que sur les autres matériaux( gobetis chaux ou pierre ).
Conclusion : Les enduits sont terminés dans cette pièce...
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Juste pour le plaisir des yeux !
Petit arrêt sur l'image du ciel bleu contrastant avec les différents verts des arbres de la forêt voisine.
Cà fait du bien après cet hiver qui fut long et rigoureux ( 10 cm de neige le 6 mai ici ... ).
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Zoom sur le fenestrou de la façade Est: bois et lauze se mêlent à l'enduit chaux/ chanvre pour cette petite fenêtre typique des fermes altiligériennes.
Il reste que le mortier doit encore sécher pour obtenir une teinte homogène.
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Le chantier chaux/chanvre prend forme ... Nous affinons notre technique ...tout en avançant dans les travaux... Voici donc le mur Est de notre future chambre, avec l'encadrement de la fenêtre en pierres apparentes.
Le plus compliqué dans cette pièce fut d'appliquer le mortier sur toute la hauteur allant jusqu'au faîtage.
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Voici le détail du rendu de l'enduit chaux/ chanvre : végétal et rustique de près et velouté de loin...
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Voici donc le mur nord de notre future chambre, avec les pieds droits de l'ancienne charpente que nous avons conservés: Ils seront bons au ponçage ensuite !
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C'est parti pour les enduits chaux / chanvre !
Pourquoi ?
Il s'agit d'un enduit léger et isolant qui améliore considérablement le confort des maisons anciennes, aux épais murs de pierres qui restent toujours froids.
Son principal intérêt réside dans la correction thermique des murs épais maçonnés, en pierre, très inconfortables en hiver.
Pourquoi parler de correction thermique et pas d'isolation ?
Parce que l'épaisseur nécessaire pour une véritable isolation ne pourrait tenir avec un simple enduit, et parce qu'une épaisse couche d'isolant annulerait les effets bénéfiques de l'inertie des murs. Une couche de quelques cm d'enduit intérieur chaux-chanvre est donc le compromis idéal pour supprimer l'effet de paroi froide de ce type de mur, sans perturber son équilibre hygrométrique et tout en continuant à bénéficier de son inertie.
Comment ?
La recette que nous utilisons , et que nous avons maintes fois remaniée :
Les outils nécessaires : bétonnière , taloches, truelles, lisseuses, seaux de 10 l ...
2 seaux de 10 l d'eau
4 seaux de 10 l de chaux hydraulique NHL 2
2 seaux de 10 l de chanvre ( ... de culture biologique bien sûr... ) à rajouter progressivement par saupoudrage
Faire régulièrement l'appoint en eau pour aboutir à un enduit homogène parsemé de fibres de chènevotte (l'intérieur de la tige, constitué de cellulose).
Les murs de pierres avaient précédemment reçu un enduit chaux / sable grossièrement serré à la truelle. La température redevenue plus clémente avoisinnait les 12 ° à l'intérieur et l'humidité était retombée à 60 %.
Nous appliquons l'enduit en 1, 2 voire 3 passe( s) de 3 à 10 cm à la truelle en le serrant à la taloche / truelle , puis en le lissant de bas en haut à la lisseuse.
Le rendu au niveau des couleurs est gris clair de par la chaux NHL 2 , il nous faudra donc prévoir dans quelques semaines une couche de finition à l'aide d'un badigeon de chaux coloré aux pigments naturels.
Les moyens :
4 gros bras à l'enduit
2 p'tits bras à la bétonnière
2 bras câlins à la garde des enfants et à la cantine.
...Et la vision insolite ( enfin, pas tant que çà ici : j'avais déjà vu la traversée endiablée de deux chevreuils à travers notre pré l'été dernier lorsque je lasurai les fenêtres )d'un chevrillard ( jeune chevreuil de 6 à 12 mois ) qui errait sur le chemin ... Trop beau !... Mais je n'ai pas eu le temps d'attraper mon appareil photo...
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Les réseaux "eau et électricité" étaient en attente pour le passage entre le carré et l'écurie ( notre futur rez de chaussée. Il nous a donc fallu noyer ces réseaux dans une dalle en lieu et place du futur escalier qui reliera les deux parties de la maison, tout en montant des murs pour soutenir la terre autour de la future cage d'escalier.
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Malgré une dernière offensive de l'hiver altiligérien ( un orage de neige a sévi ce matin là... ),une chape dosée à 300 kg de ciment par m3 de sable sec a été coulée sur une épaisseur de 5 cm.
Le sol du rez de chaussée est donc prêt à recevoir le revêtement final , à savoir les terres cuites... chantier à suivre...
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Notre mode de chauffage est donc le poele de masse( voir explications sur le post consacré à ce sujet ). Il nous fallait donc trouver un solution pour mettre la maison "hors gel" lors de longues absences par temps froid, rendant impossible le chauffage quotidien par le Kachelofen.
Plusieurs solutions s'offraient à nous:
- le puits canadien, qui ne pourra être mis en oeuvre que lors de la seconde tranche de travaux du carré d'habitation ( dans quelques années, donc)
- des convecteurs : inesthétique au possible, ce qui est d'autant plus dommage qu'ils ne sont pas voués à fonctionner la très grande majorité du temps
- un chauffage au sol alimenté soit par une chaudière au bois soit par un plancher solaire direct : beaucoup trop onéreux pour la solution d'appoint recherchée.
- enfin, un chauffage au sol " basse température" électrique, programmable en cas d'absence , totalement invisible et moins onéreux que son homologue alimenté par des énergies renouvelables ( bois ou soleil )
Notre choix s'est donc porté sur cette dernière option.
Nous avons donc installé des trames de chauffage électriques au sol, sur l'isolation en liège, sur toute la surface du rez de chaussée.Un treillis métallique soudé relié à la terre et un chainage périphérique constitué de fers à béton de diamètre 8 mm ont été posés sur les trames.
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Il parait que le test du premier hiver à la campagne est quelque chose d'important pour les "néoruraux"... ( si on peut parler ainsi, étant donné que nous venons d'une campagne , moins rurale, mais une campagne tout de même ...)
Pour cet hiver plutôt rigoureux ( des températures avoisinant les -10 ° , de la neige tombée de nombreuses fois...), nous avons testé des conditions plutôt défavorables, dans notre campement de fortune ... Notre second hiver, dans notre maison cette fois , sera nettement plus confortable !
Petit florilège de nos expériences hivernales dans notre "campement" ! histoire de ne pas les oublier ...
- arriver à la maison et réchauffer les 11 ° en allumant de toute urgence le poele à bois pour réchauffer l'atmosphère ( à 18 ° , on crève de chaud ... histoire d'habitude )
- essayer d'entretenir le sol en béton du rez de chaussée , en zigzaguant entre les meubles de 2 maison réunies ( notre déménagement + les meubles déjà présents )installés dans la cuisine / salon / bureau.
- réchauffer l'huile d'olive qui a pris ( froid oblige ) , avant de cuisiner
- faire la vaisselle , se laver les mains à l'eau froide , ou avec l'eau réchauffée sur le poele ... : le luxe de l'eau chaude est réservé au premier étage
- traverser la maison pour mettre un plat au four dans une pièce à 5 °... et ne pas l'oublier...
- monter à l'étage par une échelle de meunier
- mettre des couvertures sous les fenêtres pour ne pas laisser entrer le froid lorsque la burle souffle.
- dans la salle de bain , la pièce la plus froide qu'il faut faire passer de 5 ° à 22 ° avant de passer sous la douche : ne pas oublier d'allumer le chauffage à temps !
- réchauffer le gel douche qui a figé avec le froid...
- changer la chaudière instantanée à gaz car elle a ... gelé.
- passer au toilettes rapidement : 5 ° oblige...
- se faire chauffer une tisane ( bio ) , dans la bouilloire sur le poele,et la savourer en se disant que nous apprécierons d'autant mieux le confort de notre future maison !
- se mettre au lit sous 3 édredons, et rêver à notre maison ( finie ) en écoutant nos voisines les souris gambader sur le plancher du grenier !
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Nous sommes toujours en attente, les conditions météo ne nous aidant pas trop ...pour poursuivre les enduits chaux/chanvre et tirer la dalle du rez de chaussée.
Nous profitons de cette "pause imposée" pour nous lancer dans des activités nouvelles( raquettes, ski de fond ) avant de remettre le bleu de travail...
Voici donc une petite photo prise lors d'une "rando raquettes" dans le Meygal (plus de photos dans la rubrique Qui suis-je).
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Nous sommes ici le 10 janvier 2010 : La maison est sous la neige ! Plus de 60 cm recouvrent le chantier... Pour le coup, notre cour fait moins "bazar"!
Maintenant, c'est le redoux... Dommage, la neige fond peu à peu ... c'était si beau !
Enfin, on pense surtout à la reprise des travaux: la cheminée à terminer , la dalle à couler ... Tout ceci nécessite que la neige fonde ... Pour vous donnez une idée , faîtes un saut dans la rubrique " qui suis je ?" et vous comprendrez aisément qu'un camion ne pourra jamais nous livrer le béton pour la dalle sous la neige !
On profitera l'hiver prochain, sereinement, du paysage enneigé ...
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Nous installons une isolation thermique sous - dalle au rez de chaussée à l'aide de panneaux de liège expansé pur. "Fabriqué à base de granulés de liège expansés purs et agglomérés à la vapeur surchauffée sans adjonction d'aucun agglomérant, c'est un produit naturel, compact, imputrescible et un isolant non hydrophile. Le liège expansé pur possède une structure cellulaire contenant de l'air et permettant ainsi de freiner les déperditions de chaleur. L'effet "bouchon" du liège permet d'isoler en laissant respirer.
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Pour sécher progressivement le Kachelofen qui renferme plusieurs centaines de litres d'eau , il nous faut maintenant effectuer les 15 feux de rodage,avec un petit volume de bois.
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Nous vous souhaitons à tous une belle et heureuse année 2010 ... avec tout plein de jolis projets ...
Bref, que 2010 vous apporte tout ce dont vous rêvez... sans oublier que vous avez le premier rôle dans le film de votre vie ! C'est vous qui avez les clés !
Je citerai juste François Mauriac : "Nous tissons notre destin, nous le tirons de nous comme l'araignée sa toile."
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Un petit temps de chômage technique... qui nous permet de reprendre du poil de la bête... du Gévaudan bien sûr!
Le maçon qui nous a prêté ( merci ! )le sablon qui nous permet de faire l'enduit chaux / chanvre en a eu besoin ces temps... Donc pas de machine, pas d'enduit...
- Le chanvre n'apprécie guère le taux d'humidité de la maison s'élevant à 75 %...
- La chaux est indisposée par la température ambiante de 5°...
Toutes ces raisons nous ont poussés à faire baisser le taux d'humidité et à trouver une solution pour améliorer ces paramètres avec un déshumidificateur et un canon à chaleur.
Bilan : 62 % d'humidité pour une température améliorée par la source de chaleur ( en attendant le tubage du Kachelofen).
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Cà y est ! Nous avons TERMINE les joints sur les murs en pierres de la maison. La façade sud de la grange est sablée et le résultat final est sous nos yeux ! Nous avons par ailleurs choisi de conserver les pieds droits de l'ancienne charpente. Ils rythmeront le mur sud de chaque ( future ) chambre...
Prochaine étape : l'enduit chaux - chanvre sur les murs en pierres non apparentes. Et on commence dès aujourd'hui !
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On approche de la fin des travaux sur les joints des murs en pierres...
Voici le mur de refend de la grange, après le sablage... Ce ne fut pas une mince affaire que de travailler en hauteur ...
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Après 10 jours d'intense labeur,l' artisan a terminé la construction du Kachelofen !
Il est trop beau !
A nous maintenant d'installer le conduit isolé...pour faire les feux de rodage qui permettront de sécher le poêle.
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Un premier enduit, blanc ,à la chaux est appliqué sur les briques.
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Les briques sont maçonnées sur le socle de façon à créer un labyrinthe permettant de faire circuler les fumées dans tout le poêle.
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Peut-être vous souvenez - vous du renfort de dalle que nous avions coulé au début des travaux pour accueillir le kachelofen? C'est donc sur ce renfort que les 3.5 tonnes du poêle de masse vont prendre forme !
La rénovation de notre maison n'est pas encore terminée... Néanmoins, notre mode de chauffage prend forme peu à peu !
Nous avons choisi d'installer un poêle de masse alsacien ( kachelofen ).
"Les véritables kachelofen, appelés aussi Grundkachelofen que fabrique Vincent Pirard sont basés sur le principe d'accumulation, inventé il y a plus de 2000 ans par les romains.
Ce sont des poêles dits "de masse" où une flambée quotidienne accumule assez de chaleur dans une grande masse de briques pour qu'elle soit restituée pendant une journée entière.
Il est nécessaire pour cela de tirer parti au maximum de l'énergie du feu en faisant circuler les fumées dans des circuits à l'intérieur du poêle. Les fumées sont ainsi amenées à sortir du poêle les plus froides possibles, ayant donné la plus grande partie de leur énergie à la masse d'accumulation.
Ainsi le poêle, par radiation, redistribue avec régularité, tout au long de la journée, cette chaleur accumulée en une seule flambée."
Pourquoi ce choix ?
- le rendement de combustion approche les 90 %
- l'émission de polluants est donc très faible
- Il s'agit d'un mode de chauffage agréable, puisque la chaleur se diffuse essentiellement par rayonnement
- une autonomie énergétique: nous ne sommes pas tributaires d'une alimentation électrique.
- le poêle est maçonné sur place : la main de l'homme est présente de la fabrication des briques réfractaires jusqu'à la construction, en passant par les faiences...
- Bonus : 10 jours de coloc' bien sympa avec l'artisan qui nous a fait découvrir sa culture et sa passion des Kachelofen !
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Et voilà , le travail pour faire les joints en mortier chaux/ sable entre les pierres de l'écurie est TERMINE. Nous sommes vraiment heureux du résultat de nos premiers pas en maçonnerie - pierres !
Restent à sabler les derniers pans de murs de l'étage.
32 jours/ homme ont été nécessaires pour venir à bout des murs . Et pourtant, nous avons réduit au fil du temps la surface laissée en pierres apparentes...
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Pour les murs en pierres apparentes , la sableuse passe à l'action . En pulvérisant du sable 50/100 à 7 bars , les résidus de mortier chaux/ sable sont éliminés .
Ceci n'est donc qu'un (tout petit ) aperçu du résultat ... pour donner du coeur à l'ouvrage aux apprentis maçons que nous sommes ...
... à suivre...
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Pour les murs dont les pierres resteront apparentes , il faut ensuite lisser les joints à l'éponge humide ou au pinceau de maçon , ainsi que dégager les pierres du mortier.
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Une fois le mortier projeté dans les joints ( et surtout autour ... vue la puissance 4 bars de l'engin ), il doit être serré à la langue de chat ( truelle peu large )pour rentrer entre les pierres. Le surplus est enlevé à la truelle pour niveler le mur verticalement et horizontalement.
Pour les murs qui recevront un enduit , le travail en chaux/ sable est terminé.
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Le premier travail à exécuter sur nos murs ( précédemment sablés au printemps )est de refaire les joints entre les pierres à l'aide d'un mortier chaux / sable , dont voici la recette pour une bétonnière ( seau de 13 litres ):
- 1 seau d'eau
- le pigment (ocre jaune)
- 2 seaux de sable de Saône en 0/2, celui de la région n'était extrait qu'en 0/6 , beaucoup trop gros pour l'intérieur
-1 seau de chaux NHL3.5
- 2 seaux de sable de Saône en 0/2
-1 seau de chaux NHL3.5
- de l'eau en complément suivant la texture du mortier obtenu
Le mortier est projeté dans les joints à l'aide d'un sablon monté sur un compresseur... Le tout prêté par notre maçon "artisan - pédagogue", et doublé du lancement de ce chantier sous contrôle !
... car ce chantier n'est pas le plus facile du projet... Beaucoup de postes étaient une nouveauté pour nous.., mais celui-là .... !
Bref, nous nous lançons avec les moyens du bord, avec les connaissances techniques que nous avons recueillies... en avançant pas à pas .
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Voici l'entrée de la maison... les pieds au sec...
...sans marécage et joncs dans la cour, comme à notre première rencontre.
... avec ses volets lasurés par 3 couches de lasure préventive puis teintée chêne clair.
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Pour finir, une couche de 15 cm de graviers a été installée sur la pouzzolane.
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Un drain agricole de diamètre 90 a été installé , parcourant la largeur de la cour. Il permet de capter les eaux pluviales ruisselant dans la cour, afin de les amener vers un collecteur allant aux tranchées drainantes.
De la pouzzolane de granulométrie 40/80 a été installée sur une épaisseur de 10 cm autour du drain pour compléter l'infiltration , et la "chaussette" de géotextile refermée.
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Un film géotextile, type Bidim, a été installé sur la terre afin de limiter la pousse des herbes ...
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La cour d'origine était trop haute par rapport aux seuils des portes d'entrée et de porte fenêtre,et présentait une pente plongeant dans la maison... Ceci n'était pas une bonne configuration pour la gestion des eaux pluviales qui risquaient de ruisseler contre la maison.
Il nous a fallu décaisser , à l'aide d'une mini pelle de 1.6 t sur une épaisseur de 40 cm de moyenne.
Nous avons ainsi crée une cour plate et plus large , dégageant la maison.
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... et voici notre nouvelle porte d'entrée... au dessous de sa pierre de taille ornée ,indiquant la date ( de naissance ) de la maison : 1890 !
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La maison vue du haut de l'allée qui y mène, côté sud-ouest.
Vous ne remarquez rien ?
Nous avons fêté l'anniversaire de l'échafaudage et il nous a quitté après 1 an de bons mais longs loyaux services!
... et les pierres qui encombraient la cour à tel point qu'on ne pouvait pas y circuler...
La voici redevenue un bac à sable géant pour les enfants !
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Voici notre porte d'entrée... pas encore équipée de son vitrage.
Le menuisier l'a dessinée d'après nos idées et voilà la travail ! Exactement comme nous l'avions rêvée...
En mélèze, simple ,avec 4 carreaux... pour donner un peu plus de lumière à l'intérieur...
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Les appuis de fenêtres intérieurs seront en éclats de lauzes. Pour celà, il nous faut les sceller avant de faire les joints des murs en pierres, afin que tout soit uniforme au niveau de la couleur.
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Il nous a fallu combler le vide laissé dessous chaque fenêtre ( vivent les ponts thermiques ! )après leur installation.
Comment : en coffrant et en coulant du mortier dedans afin de créer une tablette ne laissant pas passer l'air sous les dormants.
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Les réseaux d'aspiration centralisée, arrivée et évacuation d'eau , ventilation ... en direction de l'étage montent dans un coin du futur séjour. Pas question de les laisser apparents !
Solution : créer une gaine technique en béton cellulaire , dont on polira les angles droits pour qu'elle se fonde dans les murs "tourmentés " de la maison que nous enduirons dans un futur second temps.
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Une fois les boites correctement positionnées, de niveau, avec toutes les gaines arrivant dedans, nous avons fait du mortier avec du ciment prompt (dosage 1 sable - 1 ciment) puis avons garni le pourtour des boites ainsi que le système de fixation avec ce mortier.
L'ensemble, une fois sec (10 m avec du prompt, mais on peut également utiliser du platre), sera suffisamment résistant à l'arrachement (en particulier pour les prises Secteur), et pourra être recouvert par l'enduit.
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Il a d'abord été nécessaire de fixer les boîtes dans un support stable. Pour cela, nous avons installé une cheville dans la pierre derrière la boîteet avons fixé celle-ci dedans.
Une autre approche a été de fixer un support en bois sur les pierres (grâce à des chevilles + vis, ou bien en force entre les pierres) afin de fixer dessus les boîtes electriques. Le but de cette première étape était de s'assurer que les boîtes n'allaient pas bouger lors de l'étape 2.
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Nous avons poncé les 18 solives en Douglas du rez de chaussée.
Nous souhaitons conserver l'aspect rustique des solives ( couleurs non uniformes, marques de la tronçonneuse, noeuds...) tout en ponçant légèrement afin de limiter la poussière pouvant s'y incruster.
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Les descentes d'eau pluviales sont posées : les chenaux en zinc sont donc reliés au réseau d'évacuation des eaux pluviales.
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Nous avons choisi de passer 2 couches de lasure teintée chêne clair sur nos menuiseries extérieures. Il sagit d'une lasure d'imprégnation teintée permettant de protéger nos boiseries à la fois des intempéries et des UV.
Elle est composée d'élements naturels tels que :Huile de lin cuite, alkyde d’huile de soja, diatomée, argile, silice, pigments minéraux...
Cette longue et répétitive tâche de lasurage m'a aussi permis de réfléchir au Pourquoi du bois dans le choix du matériau des menuiseries... alors que la large majorité des fenêtres posées de nos jours sont en pvc ...
C'est vrai, pourquoi s'astreindre à cet entretien des boiseries... alors que le pvc ou l'aluminium n'en nécessite aucun ?
Quelques éléments de réponse:
- le bois... parce qu'il s'agit d'un matériaux naturel , renouvelable, recyclable...
- le bois... parce qu'il s'agit d'un matériaux stockeur de carbone
- le bois... parce qu'il s'agit d'un bon isolant naturel thermique et acoustique ( ce dernier point ne nous concernant pas vraiment ! )
- le bois... parce qu'il s'agit d'un matériau ancestral,typique : les fenêtres d'origine que nous avons trouvées sur la maison étaient bien en bois... !
- le bois... parce qu'il s'agit d'un matériau sain, sans dégagement de COV d'autant plus que nous le traitons à l'aide de lasures naturelles.
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Nous avons choisi de passer une imprégnation préventive pour la première des 3 couches sur nos menuiseries extérieures.
Il s'agit d'une imprégnation préventive fongicide, insecticide et légèrement anti-bleu qui protège les boiseries des champignons, des attaques d'insectes xylophages ( hors termites, qui sont d'ailleurs hors de propos dans notre région ...) grâce à l'adjonction du sel de bore.
Elle est composée de matières premières principalement végétales et minérales : entre autre , huile de lin, huile de noix de tang, résine de coumarone, essence d’agrumes, térébenthine, sel de bore...
Les outils, pinceaux ont été nettoyés à l'aide d'un diluant naturel , le distillat d'agrumes, très efficace sur les coulures à nettoyer ...
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La maison , face à l'est , avec ses fenêtres, ses volets, son échafaudage restant encore en place...
... dans son pré fraîchement fauché...
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Nous avons choisi de faire une chape de ravoirage liquide pour différentes raisons: rapidité de mise en oeuvre, infiltration de la chape dans les joints de la maison ( lutte contre le radon ), meilleur enrobage des ( nombreux) réseaux ...
Voici donc une chape d'épaisseur 55 mm, pour noyer les réseaux électriques, d'eaux, et d'aspiration centralisée... tous attachés comme on a pu afin qu'ils ne flottent pas au dessus de la dalle !
On peut aussi voir sur la photo, la pierre de taille servant de socle au futur poteau destiné à soutenir le chevêtre de l'escalier...afin que le poteau ne pourrisse pas au contact direct de la dalle.
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Voici les tuyaux (les blancs sur la photo)pour l'aspiration centralisée ( prévue dans le futur...).
Nous projetons en effet d'installer une centrale d'aspiration . Il faut alors prévoir les tuyaux alimentant les différentes parties de la maison , afin de les noyer dans la dalle de ravoirage. Il s'agit de 35 mètres de tuyaux antistatiques ( afin que la poussière n'adhère pas aux parois ) de diamètre 51mm , toujours rattachés à la dalle de compression par des colliers.
Deux prises sont prévues au rez de chaussée, et deux autres à l'étage, amenées par des gaines techniques.
N'ayant pas encore fait le choix de la centrale d'aspiration, nous avons choisi des tuyaux standards adaptés à toutes les centrales d'aspiration. De plus, à chaque prise arrive un cable electrique qui permettra le déclenchement de l'aspiration lorsque la bouche sera ouverte.
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L'arrivée de toutes les gaines électriques et plomberie se fait dans une partie de la maison qui ne sera pas aménagé pour le moment.
Les gaines sont en réservation dans l'attente de l'installation du tableau électrique
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Les réseaux électriques sont posés.
A l'aide de l'ouvrage L'installation électrique comme un pro de Thierry Gallauziaux et David Fedullo aux Editions Eyrolles dans lequel sont mis à jour les normes électriques en vigueur, nous avons pu faire le cablage des réseaux électriques au rez de chaussée : prises, interrupteurs, appliques murales, prises réseaux...
Ceci a nécessité environ 700 mètres de cables préfilés en grande partie.
Les cables ont été attachés à la dalle de compression par des attaches spéciales ou "faites maison" afin de ne pas flotter sur la chape liquide de ravoirage.
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Les volets ont été posés. Il s'agit de volets en bois, fabriqués par notre menuisier à l'aide de panneaux 3 plis.
Explications :
Le "3 plis" est un produit en bois massif de la famille des panneaux, fabriqué à partir de résineux ou de feuillus. Comme son nom l' indique, le panneau 3 plis est composé de 3 couches rigoureusement calibrées (généralement 3 x 7 mm d'épaisseur) puis collées à froid. La particularité de ce panneau est le sens du fil du pli central. Celui-ci est croisé à 90°par rapport au sens du fil des plis extérieurs, conférant au produit une résistance très élevée.
Le panneau 3 plis est un matériau très stable dimensionnellement, léger comparé à sa résistance, d'entretien limité.
Un point à propos du rôle des volets dans le bilan thermique ( selon JP Oliva)
"Le bilan entre les déperditions de chaleur et les apports solaires d'une baie vitrée dépend également de la présence ou non de volets en avant des vitrages. Si ceux - ci sont de bonne qualité, ils constituent en effetune première lame d'air et protègent le vitrage du vent.
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Nous avons profité de la location de la mini pelle pour créer le réseau des eaux pluviales.
Les eaux recueillies dans la cour sont amenées par une canalisation vers un regard où tombent également les 2 cheneaux. Le tout est ramené en aval du terrain pour rejoindre
le drain qui a été installé devant la maison (pour récupérer les eaux du puits et quelques veines d'eau).
Une tranchée drainante sera creusée par la suite pour finir dans les règles ce traitement des eaux pluviales et permettre la correcte infiltration des eaux de pluie dans le sol.
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Les menuiseries extérieures sont posées: les fenêtres changent l'allure du chantier et le transforme peu à peu en maison!
Zoom sur notre choix concernant ce poste.
* Le mélèze avec lequel les fenêtres ont été fabriquées a été choisi pour sa durabilité.
*Il est issu de forêts éco-gérées certifiées PEFC.
* Les vitrages sont du type "4-16-4 argon", c'est à dire composés de la façon suivante:
- un verre de 4 mm
- une lame d'air de 16 mm avec un gaz, l'argon
- un verre de 4 mm
Ce vitrage peu émissif permet une isolation renforcée de la paroi, et ainsi des économies d'énergie.
* Le menuisier est un artisan du territoire qui ne fait pas plus de 4 km pour venir sur le chantier.
* Dans l'axe " typicité" de notre projet, les fenêtres sont largement inspirées de ce que les anciens faisaient: 3 carreaux. à chacune d'entre elles.
Les portes fenêtres de l'ancienne grange et de l'écurie en possèdent 6 , de par leur taille plus imposante.
Reste maintenant la porte d'entrée... en cours de fabrication à l'atelier ... suivant nos idées...et donc celles des anciens !
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Le champs d'épandage est terminé : les tranchées sont rebouchées.
Plus rien ne transparait de cette terre fraichement remuée.
Quelques chiffres pour le poste " assainissement autonome":
13t de graviers
20 heures de mini pelle
100 heures de travail à 2
50 mètres de tuyaux pour le champs d' épandage, et 45 mètres pour les eaux pluviales
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Les tuyaux et le gravier sont recouverts d'un géotextile qui empêche le mélange des deux couches ( gravier et terre ), sans inhiber le passage de l'eau.
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Les tuyaux du champs d'épandage sont reliés entre eux par un regard. Ils sont ensuite recouverts de graviers.
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La brouette mécanique est réparée, la mini -pelle a fini de creuser ses tranchées.
Elles partent toutes deux vers la dizaine de tonnes de gravier restant à charrier... l'une remplissant l'autre ...
Et voilà le travail !
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P'tit souci : une des chenilles de la brouette mécanique a déraillé.
Résultat : réparation effectuée laborieusement, mais la journée de travail a du se poursuivre jusqu'à la tombée de la nuit...
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Du gravier de diamètre 16/22mm est placé en fond de tranchée sur une épaisseur de 30 cm minimum.
On utilise , dans un premier temps, la pelle ( fonctionnant à l'huile de coude... )pour charger les 15 tonnes de gravier dans la brouette mécanique .
Suite au prochain épisode...
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La technique employée est celle des tranchées d'épandage à faible profondeur
Trois tranchées sont nécessaires pour former le champs d'épandage.
Chacune d'elle mesurent 15 mètres de long sur 70 cm de large et 70 cm de profondeur.
Elles sont reliées entres elles par un Té ( boite de bouclage ).
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Action :
La fosse est posée sur le lit de sable, reliée au réseau d'eaux usées de la maison par l'intermédiaire d'un regard en amont , ainsi qu'au champs d'épandage en aval. La ventilation secondaire qui permet l'extraction des gaz de fermentation de la fosse se fait par l'intermédiaire d'un tuyau PVC diamètre 100mm pris directement en sortie de fosse et raccordé en souterrain à une cheminée d'évacuation en toiture.
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Action :
Installer au fond du trou une dizaine de cm de sable afin d'assurer stabilité et niveaux.
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Nous voici à l'assainissement autonome.
Notre choix, sans grande conviction :la fosse( sceptique! )toutes eaux de 3000 litres qui va recevoir l'ensemble des eaux usées de la maison :douche, lave -vaisselle, lavabo et évier. C'est à dire pas grand chose, étant donné que nous installons des toilettes sèches et que nous récupérons les eaux du lave -linge pour l'arrosage.
Bref, par manque de temps, manque de travail sur le sujet de l'assainissement par phyto-épuration et ses confrères écologiques, nous avons choisi la fosse toutes eaux assortie de son champs d'épandage.
Cette fosse assure le prétraitement de ces eaux, qui se dirigent ensuite dans le champs d'épandage que je détaillerai plus tard.
Les moyens :
- l'ouvrage " installation d'assainissement autonome " du CSTB, l'application de la DTU en la matière
-la location d'une mini pelle 2,7 tonnes pendant 3 jours
- la toujours présente brouette à chenilles ( qui nous a joué des tours )
-4 gros bras et 2 p'tits
Action :
-Creuser un trou de 2.8 de long, 1.4 m de large et 2.1 m de haut
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Un paysage toujours aussi vert, malgré l'été !
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Les seuils de la porte d'entrée, des portes - fenêtre ont été réalisés en lauzes.
Prochaine étape : la pose des menuiseries extérieures.
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Nous avons choisi de conserver les pieds droits de l'ancienne charpente, ainsi que les linteaux des fenêtres. Néanmoins, certains bois sont en très mauvais état.
Nous leur appliquons donc un traitement, afin qu'ils ne contaminent pas le bois nouvellement posé que nous ne traitons pas ( voir le post Zoom sur les essences de bois).
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Nous sommes désormais altiligériens !
Notre maison est vendue et nous sommes installés à 5 minutes du chantier... ce qui nous facilite la vie : moins de perte de temps en trajets et un gain en qualité de vie !
Nous devrions nous installer dans notre maison au cours de l'automne, avant les premiers froids.
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Nous voici aux réseaux d'eau, installés sur la dalle de compression.
Acte I: démonter quelques pierres entre les deux étages afin de ménager le passage des tuyaux d'évacuation des eaux de l'étage , de la ventilation primaire des réseaux d'eau, ainsi que de la ventilation secondaire de la fosse septique.
Acte II: installer les gaines "multicouches" des réseaux d'alimentation d'eau chaude et eau froide sur le rez de chaussée.
Le "multicouche" :
Il s'agit d'une tube composé de deux couches de PE-RT (polyéthylène résistant aux fortes températures) enfermant un tube en aluminium.
-Le PE-RT constitue une protection contre les agressions de toutes sortes : chaud, froid, produits chimiques, UV...
-La couche intérieure permet d'éviter la corrosion et l'entartrage.
- Quant à l'aluminium, c'est lui qui assure à la fois la rigidité de l'ensemble, l'étanchéité à l'oxygène et la mémoire de forme du tube .
Enfin, nous avons installé un double réseau d'eau chaude afin de créer une pompe de bouclage eau chaude sanitaire( circuit l'eau chaude tournant en boucle dans les tuyaux).
Il permet d'obtenir instantanément de l'eau chaude même lorsque la production d'eau chaude est éloignée de son point d'utilisation. Il permet un économie d'énergie , mais aussi d'eau.
Ce système nécessite une pompe qui sera alimentée par une source d'énergie renouvelable (solaire photovoltaïque) et qui sera installée avec un programmateur afin d'utiliser ce système aux heures voulues.
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Les murs de la grange ont été sablés de la même manière , voici donc le mur de refend que nous laisserons en pierres apparentes, bien sûr rejointées...à suivre !
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Et voici la dalle tant attendue pour pouvoir travailler à l'intérieur dans de meilleures conditions !
La dalle de compression a été coulée sur 12 cm d'épaisseur sur toute la surface de l'écurie, soit environ 90 m2.
Et la tâche suivante fut le sablage des murs de l'écurie et de la grange, après le nettoyage au perforateur des joints et des enduits anciens(chaux et terre).
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Avant de couler la dalle de compression,un film polyanne de 200 microns est installé sur la pouzzolane afin d'éviter les remontées d'humidité sous la dalle.
Ensuite, un treillis soudé (carrés 20 x 20 cm) est installé pour armer la dalle.
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En avançant dans la saison printanière,la palette des couleurs s'enrichit! La nature se pare de tons nouveaux.
Voici le jaune avec les boutons d'or , la floraison des genêts et autres pissenlits, ainsi que le soleil bien sûr!
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Voici le rez de chaussée du carré sans aucune cloison... Même traitement que dans l'acte I ! On épure...en vue de faire les murs de soutènement de la future cage d'escalier, une dalle pouvant accueillir les réseaux électriques en souterrain...
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Pourquoi la pouzzolane ?
-Ce matériau de construction sain ne retient pas l'humidité et empêche les remontées d'eau par capillarité.
-Son pouvoir "isolant" naturel vient de l'infinité de bulles d'air qu'elle contient.
-Il est également imputrescible, insensible au gel.
-Il s'agit d'une ressource locale: les gisements en Auvergne sont nombreux.
- Naturel, il est 100% recyclable.
La pouzzolane nous permet de créer un hérisson sous la dalle de compression afin de réguler l'humidité.
Deux couches ont été nécessaires :
-granulométrie 40/80 en couche de 25 cm
-granulométrie 6/10 en couche de 5 cm en finition
Le tout en intégrant un drain agricole d'aération, avec une prise d'air au nord et une sortie à l'est.
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Un point sur les différentes essences de bois que nous avons choisies.
Effectivement, les usages du bois sont nombreux dans notre rénovation : charpente, volige, corbeaux, fenêtres, volets, portes, linteaux intérieurs et extérieurs, lambris pour doublage de certains murs, cloisons, plancher... et peut être même isolation ( encore en cours de décision ).
La charpente et les solives sont en douglas.
En plus de sa croissance rapide, son bois de cœur est résistant et de très bonne qualité ce qui le rend attractif d'un point de vue économique. Il est par ailleurs peu sensible aux insectes et aux pathogènes.
Les fenêtres et la porte d' entree sont en mélèze.
Le bois de mélèze est un bois massif de grande qualité.
Ce bois comporte de nombreux avantages parmi lesquels une durabilité sans égale ( due à sa consistance résineuse). En effet, le bois de mélèze a pour particularité d'être quasiment imputrescible et ne nécessite pas de traitements chimiques , ce qui contribue à préserver l'environnement.
Les linteaux sont en chêne.
Les chênes sont des arbres à bois dur . Sa résistance aux insectes et aux champignons est très importante grâce à sa forte teneur en tanin.
Les portes intérieures sont en sapin.
Elles ont été récupérées dans l'ancien carré d'habitation, et sont en cours de sablage.
Tous les bois proviennent d'une scierie locale qui se fournit dans les forêts du Meygal (dans des coupes gérées durablement "PEFC") , posés par un artisan du territoire (aussi).
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Sur le chantier, les enfants ne manquent pas d'occupations...Il suffit de prévoir deux choses : des vêtements à toutes épreuves et un bon goûter !
Quelques exemples !
- faire un barrage avec du sable , des lauzes, des pierres pour stopper la source qui coule dans la cour ( et qui a un sacré débit ! elle remplit 1 litre d'eau en 15 secondes! )
- regarder très loin avec des jumelles
-faire des bulles
- se promener dans les chemins
- observer les insectes
- pique -niquer dehors
- jouer à la dînette ( dehors aussi )
- faire des châteaux de sable, avec le sable de Papa
- écouter les sons de la nature ( les oiseaux, le vent, l'avion qui passe très haut...)
- courir dans le pré qui descend... c'est plus marrant!
- aller voir les chevaux
- faire de l'escalade sur les rochers
- choisir la pierre qui brille le plus
- discuter de la vie des renards en mangeant
- faire de la mini pelle sur les genoux de Papa
- se promener en écharpe dans le dos de Maman
- prendre des photos des rochers, des herbes, de la maison
- cueillir des paquerettes dans le pré et s'en faire un bracelet
- Aller voir ce qui pousse dans le jardin du voisin
- mesurer les maïs qui poussent dans le champ d'à coté
- attendre impatiemment 17h45 pour regarder passer les vaches de la ferme voisine et les compter
- ramasser du petit bois pour allumer le poële
... bref, ( que )"des petits riens ... qui font du bien..."
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Voici le terrain d'action de la mini pelle: Le nord du terrain, derrière la maison, morceau de pré en triangle où nous n'irons vraissemblablement pas très souvent... chassés par le vent (du nord, bien sur)!
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Programme du week end du 1er mai:
louer une mini pelle pour creuser une tranchée d'une profondeur de 1.5 m ( en haut du terrain) à 30 cm ( en bas, à l'emplacement de la future fosse septique).
Pourquoi ?
Nous avons choisi de faire passer les réseaux d'eau par l'extérieur, en les faisant courir le long du mur nord, jusqu'à l'emplacement de la fosse septique.Les regards nous permettront, en cas de souci, d'avoir accès au réseau.
Comment?
Les tuyaux pvc sortent de la maison par des trous percés dans le mur en pierres,courent dans la tranchée et sont recouverts de sable, d'un grillage avertisseur ,puis de terre.
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Un peu de fraîcheur pour cette vue sur les sucs du Meygal côté sud !
Le printemps est arrivé avec ses nuances de Verts.
Quelle ribambelle de verts la nature peut-elle nous offrir ?
-vert absinthe : c’est un vert jaune intense moins jaune et plus soutenu que le "vert anis"
-amande: nuance douce et légèrement jaune
-anis: couleur vert clair teinté de jaune
-anglais : un vert sombre qui en peinture résulte du mélange d’un bleu de Prusse et d’un jaune de chrome
- bouteille : du vert des bouteilles qui contiennent généralement le vin rouge , vert foncé
-canard : rappelle le plumage des canards sauvages ; bleu moyen soutenu teinté de vert
-céladon :vert pâle à vert-gris des feuilles du saule ; vert pâle caractéristique des porcelaines d’Extrême-Orient
-chartreuse :couleur de la liqueur du même nom ; vert acide et clair
-émeraude :vert intense légèrement bleuté de la pierre précieuse du même nom
-glauque :d’un vert bleuâtre comme la couleur de la mer
-jade :de la couleur de la pierre ; vert doux et laiteux
-kaki: en hindi signifie « couleur de poussière » c’est un vert qui tire sur le brun
-malachite : couleur de la pierre du même nom, vert soutenu appelé aussi vert montagne
-olive :couleur du fruit de l’olivier avant sa complète maturité
-pers : couleur intermédiaire entre le vert et le bleu
-pistache:couleur vert clair de la graine du pistachier
-pomme :celle de certaines variétés de pomme comme les Grany
-prasin :origine grec prasios qui signifie vert ; le vert prasin est un vert tendre un peu comme le vert du poireau
-pré ou prairie :de l’herbe verte en été, vert clair et saturé
-printemps :vert tendre et lumineux
-vert émeraude : clair
-sapin :vert sombre et profond rappelant celle des aiguilles
-sinople: terme héraldique pour désigner la couleur verte, généralement moyen ou sombre ; à l’origine terre de couleur rouge provenant de Sinope
-tilleul : couleur des samares du tilleul d’un jaune-vert clair à pâle
-véronèse :vert amande jaunâtre que l’on trouve dans l’œuvre de Véronèse.
-vert de gris :couleur du dépôt verdâtre qui se forme sur le cuivre : vert grisâtre
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Le renfort de dalle a été coulé pour accueillir les carreaux de terre cuite et le poêle de masse qui sera maçonné sur place.
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le mur de refend de l'écurie, où une partie a été remontée. En effet, le mur, "gonflé", présentait 20 cm d'air à l'intérieur...
On a pu conserver les niches de l'ancien cantou. Le mur sera sablé et rejointé.
à suivre...
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voici la dernière ouverture ... au premier étage afin de relier le carré d'habitation et la grange.
Le mur de refend sera plus tard travaillé de la façon suivante : sablé, rejointé, une lame d'air sera ménagée,isolant écologique à déterminer ( chanvre, laine de bois...), bardage bois.
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Ces travaux n'étaient pas prévus au départ: on pensait pouvoir les faire une fois la maison habitée...
La vue du tas de pierres nous conforte dans les conseils avisés de celui qui se reconnaîtra ! Merci
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Même traitement que le rez de chaussée pour relier les deux maisons dans le futur.
Voici le mur de refend avant le percement.
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Nous avons récupéré d'anciennes portes dans le carré d'habitation, et nous souhaitons les réutiliser. Avant celà , il faut les remettre à blanc, en enlevant les couches successives de peinture et de suie. Il est possible de sabler le bois avec du sable à sabler plus fin que pour la pierre.
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Dans le futur, nous reconstruirons l'appentis de la façade Est (en fait, l'ancienne soue à cochons), tout en le faisant communiquer avec la bâtisse.
L'ouverture d'origine a été remontée (elle faisait 1.6 m de hauteur), mais il n'existe pas de seuil. Nous en créons donc un en maçonnerie pierres ,tout en faisant passer quelques réseaux: entre autre, le drain qui nous a permis d'assainir la maison et de capter les infiltrations d'eau.
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Nous avons procédé au sablage des murs de la première partie de la grange. Sur la photo, nous pouvons voir une partie de l'ancienne charpente en bateau renversé ( les piédroits, verticaux et la sablière , horizontale)) que nous avons conservée... et là aussi, une fois sablé, le bois a repris vie !
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Nous avons procédé au sablage de murs et les pierres ont repris quelques couleurs grâce à cet outil " miraculeux" !
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A l'aide de perforateurs , le démontage du crépi nous a pris 2 jours (en comptant l'installation d'un plancher provisoire afin de travailler en sécurité au premier étage).
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Certains murs intérieurs sont recouverts d'un enduit ancien à la chaux qui s'effrite facilement. Il nous faut le détacher afin de procéder au sablage des murs et dans un second temps refaire les joints.
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Le maçon commence par percer le haut du mur(au dessus de l'emplacement de la future ouverture) pour placer des étais en travers et soutenir le tout.
Ensuite, il démonte les pierres situées au-dessous.
Il installe le linteau ainsi que les jambages en chêne et remonte les pierres sur les côtés de l'ouverture ainsi créée.
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objectif: prévoir de relier (dans le futur, au cours de la seconde étape de notre rénovation)l'écurie et le rez de chaussée du carré d'habitation.
Le maçon a donc pour tâche d'effectuer un percement du mur de pierres épais de 80cm, sur la droite du mur en pierres sur la photo.
A gauche, on voit les deux niches en pierres de l'ancien cantou que nous n'avons pas pu conserver.
Le cantou : "C'est la grande cheminée auvergnate, avec au milieu l'âtre qui servait de cuisine, de chaque côté à l'intérieur de la cheminée un banc qui servait de coffre à sel (pour qu'il reste sec) et sur lequel une ou deux personnes pouvaient s'asseoir."
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Notre mode de chauffage étant un poêle de masse alsacien ( Kachelofe , voir le site de Vincent Pirard en lien), celà nécessite de faire un renfort de dalle à l'endroit où le poêle sera installé . La masse du poêle ( 2.5 tonnes) explique cette nécessité technique Il est donc nécessaire de couler, sur le hérisson de pouzzolane , un cube de béton armé d'une trentaine de cm de haut.
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En vue de l'isolation sous dalle de l'écurie ( notre futur séjour), nous installons un hérisson de 20 cm de pouzzolane.
La pouzzolane est une roche naturelle constituée par des scories (projections) volcaniques basaltiques. Elle possède une structure alvéolaire.
Ce hérisson sera ventilé par un drain agricole de 80 mm placé en serpentin.
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La mini -pelle étant louée..., on creuse une tranchée pour relier la maison à EDF et Télécom en souterrain .Celà évitera les fils disgracieux qui courent le long de la façade..
Et on oublie de faire le trou pour replanter notre sapin de Noël qui attend en jauge ! Mince !
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Après deux jours de travail par un froid glacial, voici la future cage d'escalier pour relier nos deux niveaux du rez de chaussée...
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Nous voulons percer une ouverture au rez de chaussée entre le carré d'habitation et l'écurie. Au départ, avec nos ( mauvais) calculs , nous avions trouvé 70 cm de différence de niveau. La réalité est toute autre : 118 cm ... Le maçon allait donc se trouver face à un mur de terre pour percer l'ouverture...
Objectif: afin de faire un escalier plus conséquent pour relier les deux niveaux, il nous faut creuser un cube de 170 cm de profondeur sur 2 mètres sur 1.50m.
... le tout à l'aide d'une mini pelle petit modèle qui veuille bien passer par les 85 cm de la porte d'entrée du carré, et de LA brouette mécanique.
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Voici en détail ce que l'on peut apercevoir au dessous d'une toiture en lauzes :
- les corbeaux , aussi blochet ou "bouchet" : pièces moulurées suivant une forme traditionnelle , placées sous la volige et présentes dans les constructions anciennes. Ils sont en bois , en pierre dans les angles (afin de résister aux intempéries )
- les lauzes qui sont recouvertes sur les 2/ 3 ( pour un toit de 100 m2, il faut poser 300 m2 de lauzes)
- la première lauze posée quasiment à l'horizontal
- le cheneau qui va être relié à une cuve de récupération des eaux de pluie, ainsi qu'au puits perdu.
- si on s'approchait, on pourrait voir les clous de fixation des lauzes qui dépassent à travers la volige ( planche de bois de 35 mm d'épaisseur).
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Voici le toit paré de sa carapace de lauzes , comme aux origines de la maison...
Le lignolet a pris place au faîtage, marquant la fin du chantier du lauzeur.
La grue a disparu et il reste la souche (cheminée en pierre)à terminer dans les règles de l'art ...au passage , avec un petit rappel à l'ordre des artisans...
Les lauzes - le 24 Mars 2009 à 22:21:14
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Voici quelques lauzes plus ou moins fines. La majorité des lauzes de notre toit sont " relativement" fines (environ 2 ou 3 cm d'épaisseur ). Les plus épaisses avoisinent les 5 cm.
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Voici la vue de notre terrain face au sud. Les sucs (relief de forme conique aux sommets rocheux )du Meygal sont encore enneigés par l'hiver encore bien présent.On voit bien le paysage de bocage ( les prés et champs sont des petites parcelles délimitées par de murs de pierres sèches, tels que ceux qui entourent notre terrain, visibles sur la photo)et la forêt ( conifères tels le pin sylvestre, feuillus.
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En décapant la terre sur la surface de la maison avec la mini pelle ( voir message sur ce point), nous avons dévié une veine d'eau.
Conséquence : un mini lac en lieu et place de notre futur séjour.
Remède à apporter : créer un drain qui emmènerait cette eau hors de notre logis.
Moyen :
-creuser une tranchée comprise entre 10 à 60 cm de profondeur selon la pente et de 20 cm de large, le tout sur le longueur de la bâtisse soit 20 mètres.
- détruire au perforateur, un rocher dans l'axe de la tranchée
- placer un film géotextile sur le fond
- installer un drain pvc ( aie ! ) pour épandage
- recouvrir de pouzzolane
- fermer la "chaussette" en géotextile.
- croiser les doigts
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Après trois journées à taper dans les murs pour les faire tomber, à évacuer les gravats... voici le carré décloisonné...
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La maison comporte un carré d'habitation.Les cloisons sont en briques recouvertes d'un crépi.
But du jeu : abattre les cloisons afin de pouvoir continuer les travaux (percement d'une ouverture entre l'ancienne écurie et le carré ).
Outils : masse, brouette mécanique pour transporter les gravats.
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Le faîtage est traditionnellement terminé en lignolet double appelé "rastel', scellé au portier de chaux naturelle. Le lauzeur prépare ses lauzes, les taille au sol avant de les monter sur le toit.
Façade Est - le 17 Mars 2009 à 21:42:38
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On aperçoit :
-la couverture en lauzes arrivant presque au faîtage. Il reste à poser une rangée de lauzes ainsi que le faîtage en lignolet.
- l'ouverture de l'étage qui a été remontée.
-la porte qui a été remontée.
- l'ouverture du rez de chaussée qui a été crée avec un encadrement bois .
-les corbeaux , voir les détails plus loin
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Le toit en lauze avance bien : les faces nord et sud sont lauzées à environ 75%.
Restent la cheminée en pierre et lauze, le faîtage , les abergements de cheminée et des petites cheminées en zinc pour l'aération de la fosse septique, la VMC double flux ( je reviendrai là-dessus dans un post ultérieur)...
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En Haute Loire , et plus précisément dans le Meygal / Meyzenc , les fermes étaient traditionnellement couvertes de lauzes: de lourdes plaques de phonolithe sonore. Sombres, d'un gris-bleu acier, de 2 à 3 cm d'épaisseur, elles peuvent atteindre des dimensions de 0,60 à 0,70 m, ce qui représente un poids considérable au mètre carré (une telle couverture pèse jusqu' à 250 kg au mètre carré) et nécessite des charpentes robustes.
Nous avons récupéré les lauzes du toit qui n'étaient pas tombées à travers les voliges abîmées , et du racheter des lauzes auprès de particuliers qui ne souhaitaient pas re-lauzer leur toiture.
Par ailleurs, selon les anciens , un toit bien fait était garanti pour près d'un siècle, ce qui a donné naissance au proverbe bien connu : " qui bien pose lauze, pour cent ans pose ".
Enfin , le bilan écologique de la lauze est positif par plusieurs aspects:
-l'approvisionnement est local :les anciens se servaient dans des lauzières du territoire, carrières où étaient extraites les lauze; nous nous sommes approvisionnés dans un rayon de 20 km.
- sa production était manuelle, aucune énergie grise n'entrait en jeu
- aucun rejet ni pollution à l'extraction ou à la pose ( hormis la grue du lauzeur)
- l'élimination du matériau ne pose pas de problème particulier
la charpente.. - le 27 Janvier 2009 à 16:38:15
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et voici le moment tant attendu : le moment où notre maison aurait son toit...enfin le début de sa
toiture !
le choix de cette charpente s'est fait selon plusieurs axes :
1. en bois local : il y a assez de bois en Haute Loire pour ne pas importer notre charpente avec force CO2...
2. posé par un artisan local aussi: il ne fait pas plus de 4 km pour venir sur le chantier...
3.La forme : charpente traditionnelle ... mais malheureusement pas dans la plus pure tradition des toitures anciennes portant de la lauze.
je m'explique, les toitures lauzes étaient dites en " coque de bateau renversé"
nous n'avons donc pas pu remplacer la charpente originale par sa réédition... et ceci pour différentes raisons :les tailleurs de charpente à l'ancienne ne courent plus les chemins, le coût est prohibitif... bref, il s'agit là d'une concession que nous avons du faire en ce qui concerne le premier acte de notre restauration typique...
...à charge de revanche lors de la rénovation du carré d'habitation ...
le solivage - le 27 Janvier 2009 à 16:23:04
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Le maçon a quasi terminé les travaux de la façade SUD :
-ouverture d'une fenêtre ( symétrique et identique aux originales ) pour une deuxième chambre à l'étage
-surélévation de la fenêtre de l'étage , étant trop basse par rapport au plancher
- changement d'une pierre de bassoir ( bas de fenêtre)fendue sur une fenêtre du rez de chaussée
- surélévation de la porte d'écurie : les anciens étaient plus petits et les ouvertures basses pour lutter contre le froid...
- changement du linteau vermoulu de la porte de grange pour un linteau en chêne teinté à l'aide d'une lasure écologique
- démontage et remontage d'1/8 de la façade sud qui était fendue: on a opté pour de la brique monomur de 37mm ce qui nous apporte une bonne isolation , doublée pierre en extérieur
les solives rondes( poutres destinées à soutenir le plancher) sont enfin posées.
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Une mini pelle + un dumper ( brouette à moteur )+ deux gars motivés (merci au conducteur expérimenté du Dumper ! il se reconnaîtra : On ne fait çà qu'une fois dans sa vie !)
et les voilà partis pour sortir 50 cm d'épaisseur de terre et pierres sur 75 m2... soit 37 m3.
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Une fois la toiture déposée, notre ferme fait un drôle d'effet : un tas de pierres ? diront certains... patience...
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Pour faire passer la grue et les engins , une voie d'accès digne de ce nom est plus que nécessaire.
de plus , notre cour regorge de sources ,sans compter le puits et le bachat (abreuvoir) que nous avons malheureusement du démonter.
Il a donc fallu assainir à l'aide de drains.
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la calade est le sol sur lequel vivaient les vaches dans l'écurie ( notre futur séjour ! ) , fait de grosses pierres plantées bien serrées.
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voici le moment du démontage des planchers et solives en très mauvais état.Ce travail fut laborieux sans grue, et sous les lauzes qui menaçaient de tomber à travers les voliges abimées......
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voici la maison telle que nous l'avons achetée : dans le jus du pays, avec un toit en lauzes prêt à s'écrouler,une montade ( montée de grange )typique, des murs en pierres plus ou moins droits, un carré d'habitation attenant à l'ancienne écurie/ grange , un beau terrain de plus de 5000 m2 avec vue sur les sucs d'en face et orienté sud -est...tout pour batir ici notre rêve ...en bordure de chemin peu usité et en limite de bois ...